Que préfères-tu chez toi ?

Quand je commence à travailler avec une nouvelle personne, j’aime bien poser cette question : « Que préfères-tu chez toi ? »

Et là, c’est le grand blanc. Le « euh », les yeux en l’air pour chercher l’inspiration, le moulin qui tourne à vide. Il faut un certain temps pour qu’une réponse timide fasse surface. Et c’est toujours timide, du genre : « Mes chevilles ? » ou « Mon altruisme ? ». Un petit truc un peu passe-partout, surtout pour ne pas paraître vantard.

Mais pose le même genre de question en négatif : « Que n’aimes-tu pas chez toi ? »

Et là, les mots pleuvent ! Bim, je me balance ma procrastination, mon manque de discipline, mon ventre qui pend, mes oreilles décollées, mes aisselles qui sentent, ma jalousie, mon arrogance, mon intolérance… Sto-o-o-o-op ! Des trucs qu’on n’avait même pas remarqués et qui nous arrivent en pleine conscience. Comme si celui ou celle qui avoue tous ces désagréments souhaitait qu’ils soient à moitié pardonnés, qu’il s’excusait d’avance, attendant l’absolution ou le « mais noooooon, t’es très bien comme ça ! ». 🤦‍♀️


Le poids du regard des autres

Mais c’est quoi le problème ? Pourquoi n’osons-nous pas assumer les côtés positifs de notre petite personne ? Une femme qui dirait « mes cheveux, c’est trop de la bombe, j’en suis fière », elle passe pour une pimbêche qui veut écraser les autres nanas ? Ou alors, justement, parce que j’ai ce fameux balai qui orne ma tête, je suis jalouse directe et je ressens comme une agression le fait que, elle, ses cheveux sont un ornement (qui me manque à moi, je crois).

Quand je fais ce petit jeu, je suis toujours curieuse. Les gens bien dans leur peau hésitent nettement moins longtemps à mettre en avant les richesses de leur personnalité. Dire « j’ai de l’ambition, de la compassion, du courage, de l’imagination, de la modestie (haha, celui-là, il n’est pas facile à placer !), du professionnalisme, je suis authentique », leur paraît naturel. Pas besoin d’appuyer avec des adjectifs ampoulés, ils énoncent des faits, point.


L’œuf ou la poule

Une question me vient alors : est-ce le fait d’être conscient de sa valeur qui donne de la confiance, ou est-ce la confiance en soi qui nous permet de détecter nos atouts ?

À défaut de pouvoir répondre qui de l’œuf ou de la poule était là avant l’autre, j’ai une proposition. Regarde au fond de toi les traits que tu apprécies, les qualités que tu es fier·ère de posséder. Et même si tu ne vas pas balancer la liste dès le premier bonjour, garde-la précieusement dans un petit coin de ta tête (elle est ronde la tête, alors cherche bien un coin. Qui a inventé cette expression, d’ailleurs ?). Quand tu ne te sens pas au top, que tu penses que tous les autres sont mieux que toi, caresse doucement ta liste (virtuelle la caresse 😉) et tu verras une petite étincelle venir te réchauffer.


À toi de jouer !

T’es cap de partager ta liste d’atouts ? Il y a de la place dans les commentaires ! 😉

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