Elle voyait des chevaux sauvages, le soir, dans les embouteillages.

Elle voyait des chevaux sauvages, le soir, dans les embouteillages.

Cette phrase me tourne dans la tête. Le brave Eddy et sa voix suave, les chevaux qui galopent au loin, loin, loin très loin et moi dans ma voiture, je les vois…

ça t’est déjà arrivé de franchir une étape vers la liberté ET D’EN AVOIR CONSCIENCE là comme ça, direct BOUM ça te vient à l’esprit que cette étape est franchie ?

Dans ma voiture, avec cette mélodie en fond de reflexion, je me suis vue courir avec les chevaux et je me suis dis « marre, plus envie de tenter de me justifier sur mes choix de loisir ou pas  » oui parce qu’en fait, je parle de loisir là.

De comment je devrais décompresser, de qu’est-ce qui me ferait du bien et j’en passe.

Alors au début, quand tu fais des choix, qui peuvent quelque peu ne pas être ceux que ton entourage attend, tu tentes de leur expliquer « oui mais tu vois, si je fais si c’est pour ça …. » mais de toute façon, l’entourage en question entend tes réponses (et si il l’entend tu as déjà de la chance) par rapport à ses possibilités à lui. Donc il juge d’après ses ressentis, son vécu, son expérience. Et selon si ça l’arrange ou pas. Et l’entourage en question vient te prouver par A + D que c’est pas comme ça que tu dois réfléchir, que tu te trompes, que ça te ferait du bien de faire comme lui il dit. WHAT ??

Nonobstant le fait que tu as peut être réfléchi à la question (peut être hein … on ne sait jamais, les têtes brûlées existent aussi) le voilà parti pour t’expliquer ta vie et comment tu devrais faire. Respire, expire et laisse dire. Lâcher prise, ne pas envenimer les affaires. Puis relancer la conversation sur la décoration de Noël dans la Grand’Rue ou la marque de nourriture troooop cool que tu as déniché pour ton chat. L’art de noyer le poisson un moment. Sauf que le poisson, à force d’être noyé, lui aussi se rebiffe. Non mais, j’en ai marre, dit-il (oui je parle couramment le poisson depuis peu) pourquoi est-ce toujours à moi d’aller me cacher sous le tapis ? Pourquoi est-ce à moi de prendre sur moi et mes petites épaules de poisson pour ne pas envenimer la conversation, pour garder l’harmonie (de façade l’harmonie puisque le tapis est plein de poissons séchés qui ont dû se taire)

Voilà ma grande question déclenchée par les chevaux sauvages qui finit en poisson séché. 🙁

Et voilà pourquoi, là, d’un coup me vient l’évidence que j’ai franchi un nouveau pas dans ma liberté de penser (décidemment, mes références musicales n’en finissent pas ce soir) Fini de me justifier. Fini de louvoyer pour garder une harmonie. C’est de mon avenir dont il s’agit. C’est mes choix, mes envies, mon ressenti MON BESOIN du moment.

Et je vais les assumer, j’ai pas envie de décompresser devant un verre, j’ai pas envie de programmer des sorties à l’avance j’ai envie de vivre selon mon inspiration du moment et c’est tout.

LIBRE de mes faits et gestes, LIBRE et respectueuse de mes besoins j’ai franchi une nouvelle étape, celle de me plus me justifier.

Et que cette liberté te gagne également !

Quelle est la prochaine petite action que tu pourrais poser dès maintenant pour t’écouter, toi, et rien que toi ?

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