T’as un cerveau et il est taquin !


Envie d’une petite histoire ? Pas besoin de pop-corn, elle ne sera pas longue.

Cet après-midi, je suis sortie marcher un moment, avec dans les oreilles un podcast. J’adore allier ces deux activités, surtout quand je fais un parcours que je connais, juste dans le but de transpirer un peu. J’ai choisi l’histoire de Saint Patrick et l’Irlande, comme ça, par curiosité.

Et voilà, ça commence et je te zappe au moment où il fait naufrage. Ses compagnons d’infortune et lui réussissent à rejoindre une plage, mais elle n’est pas équipée du dernier Mac Do. Ils crèvent la dalle. Ses compagnons prient leurs dieux païens, la situation ne s’améliore pas. Patrick prie son dieu chrétien, il y met tout son cœur et… des cochons apparaissent. Ils sont sauvés, ce soir c’est la grande ripaille.

Du coup, ces compagnons, scotchés par les résultats de Patrick, décident que son dieu, il est plus efficace que le leur, et ils se convertissent. Patrick devient ainsi le saint patron des pêcheurs.

C’est beau, non ? Oui, c’est efficace et sans violence, c’est l’éducation par l’exemple.

Mais… y’a rien qui te choque, toi, dans le récit ? Parce que mon cerveau, il a fait « toc toc il n’y aurait-il pas un raccourci qui t’a échappé ma douce ? »

Des cochons apparaissent et Patrick devient le saint patron des pêcheurs.

Alors là, toute seule, cheminant à travers les vignes, j’ai commencé à délirer et voir des cochons pris dans les filets des pêcheurs, des cochons avec des écailles, des cochons mordant aux hameçons et les pêcheurs qui tirent sur leur canne, une carte de restaurant annonçant la pêche du jour avec une tête de cochon et le persil dans les narines pour l’illustrer, etc. etc. Tu vois le délire quoi. Je me suis bien amusée, et pendant ce temps, le podcast continuait. Sans moi, vu que j’étais restée sur la plage aux cochons-poissons.

J’ai loupé une bonne partie.

Et ça m’arrive tellement souvent ! C’est ce qui nous fait perdre notre chemin, notre objectif et même parfois notre liberté.

Parce que notre cerveau, parfois, il est taquin. Et si l’on ne fait pas de choix, on perd notre autorité. Pour nous aider à rester maîtres de nos choix, il existe des outils concrets, comme :

  • la cohérence cardiaque
  • la pleine conscience
  • l’ancrage

Quand mon « cerveau taquin » me fait faire des détours, je me contente d’observer la situation. Je ne peux pas faire de la cohérence cardiaque ou de la pleine conscience, mais je peux reconnaître le moment où je suis sur le point de me perdre. Je ne me juge pas et je ne me fâche pas de cette divagation, mais je prends une décision simple : soit j’embrasse ce nouveau chemin pour voir où il me mène, soit je me concentre sur la tâche que j’avais initialement prévue. Le but n’est pas de me forcer à revenir sur le droit chemin, mais d’être conscient de mes choix.

Et toi, tu fais comment quand tu te rends compte que tu n’es plus sur le chemin que tu avais prévu de prendre ?

N’hésite pas à me faire part de tes astuces et à me dire si tu aimerais goûter au cochon-poisson 😉

Je te laisse aller préparer le souper et je te souhaite une belle semaine pleine de surprises.

Avec tendresse et humour.

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